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France de 5 km : fin prêts !

Caroline Jouisse (championne d'Europe du 25 km en eau libre) fait partie des atouts des JETS de Sarcelles aux Championnats de France de 5 km indoor (photo : Julien Bigorne)

Samedi 28 janvier, la 21ème édition des Championnats de France de 5 km indoor de natation se déroulera au centre aquatique Christiane et Guy Canzano, à Sarcelles. À cette occasion, « Les JETS de Sarcelles – Natation 1966 », meilleur club français en eau libre depuis cinq ans, est bien décidé à réaliser de nouveaux exploits et à se classer n° 1. L’an dernier, son triplé chez les juniors 3 (Léo Ouabdesselam 1er – Gaspard Tramier 2e – Valentin Duteil 3e) et le record des Pays-Bas de Marcel Schouten avaient marqué les esprits. Cette fois, le club vise les titres nationaux au scratch qu’il frôla en 2017 chez les féminines (Coralie Codevelle, 2e) et en 2019 chez les masculins (Clément Kukla, 2e). Caroline Jouisse (championne d’Europe du 25 km) et Axel Reymond (tout récent champion du monde des 25-29 ans sur 500 m et 1 000 en eau glacée) sont sur les rangs. Ils viseront ensuite, les 22-23 avril en Martinique, la qualification pour les Mondiaux en eau libre.

Chez les juniors 2 (16-17 ans), Ethan Parker (vainqueur du 10 km de la finale de la Coupe de France d’eau libre 2022), Christophe Maleau (sélectionné à la COMEN 2022) et Eliott Garoux (vainqueur du relais de la COMEN 2021) peuvent prétendre au podium national de leur catégorie d’âge. Marcel Schouten tentera d’améliorer son record des Pays-Bas (53’52’’93). Enfin, les nageurs de la génération « 2003 » (Gaspard Tramier, Valentin Duteil et Matthieu Magne) viseront une place dans le top 10 au général. Julien BIGORNE

 

>>> Compétition à suivre sur live FFN 

France de 5 km : fin prêts !

Caroline Jouisse (championne d'Europe du 25 km en eau libre) fait partie des atouts des JETS de Sarcelles aux Championnats de France de 5 km indoor (photo : Julien Bigorne)

 

Samedi 28 janvier, la 21ème édition des Championnats de France de 5 km indoor de natation se déroulera au centre aquatique Christiane et Guy Canzano, à Sarcelles. À cette occasion, « Les JETS de Sarcelles – Natation 1966 », meilleur club français en eau libre depuis cinq ans, est bien décidé à réaliser de nouveaux exploits et à se classer n° 1. L’an dernier, son triplé chez les juniors 3 (Léo Ouabdesselam 1er – Gaspard Tramier 2e – Valentin Duteil 3e) et le record des Pays-Bas de Marcel Schouten avaient marqué les esprits. Cette fois, le club vise les titres nationaux au scratch qu’il frôla en 2017 chez les féminines (Coralie Codevelle, 2e) et en 2019 chez les masculins (Clément Kukla, 2e). Caroline Jouisse (championne d’Europe du 25 km) et Axel Reymond (tout récent champion du monde des 25-29 ans sur 500 m et 1 000 en eau glacée) sont sur les rangs. Ils viseront ensuite, les 22-23 avril en Martinique, la qualification pour les Mondiaux en eau libre.

Chez les juniors 2 (16-17 ans), Ethan Parker (vainqueur du 10 km de la finale de la Coupe de France d’eau libre 2022), Christophe Maleau (sélectionné à la COMEN 2022) et Eliott Garoux (vainqueur du relais de la COMEN 2021) peuvent prétendre au podium national de leur catégorie d’âge. Marcel Schouten tentera d’améliorer son record des Pays-Bas (53’52’’93). Enfin, les nageurs de la génération « 2003 » (Gaspard Tramier, Valentin Duteil et Matthieu Magne) viseront une place dans le top 10 au général. Julien BIGORNE

 

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Coupe IDF : Sarcelles site d'accueil

Adam Lemière-Mac Douglas (directeur général de la Ligue Ile-de-France de natation), Guy Canzano (président des JETS de Sarcelles - Natation 1966) et Lazreg Benelhadj (président de la Ligue Ile-de-France de natation). Photo : Julien Bigorne

Le 22 janvier, les JETS de Sarcelles ont accueilli la Coupe des départements d’Ile-de-France en bassin de 25 m, au centre aquatique Christiane et Guy Canzano. 96 participants – juniors âgés de 14 à 18 ans – ont concouru. Chez les féminines, les meilleures performances ont été réalisées par Julianne Michaud (Paris, 2’19’’42 sur 200 m dos), Anaïs Novak (Hauts de Seine, 2’09’’06 sur 200 m nage libre) et Lilou Sauzeau (Yvelines, 2’40’’90 sur 200 brasse). Chez les masculins, Ulysse Payrard (Hauts-de-Seine, 1’57’’64 sur 200 m nage libre), Alexandre Thenu (Seine-et-Marne, 2’08’’26 sur 200 m dos) et Alan Hugoni (Yvelines, 2’08’’79 sur 200 m dos) ont décroché les meilleurs scores, dépassant 1 100 points sur leur épreuve. Les Hauts-de-Seine ont remporté 2 victoires sur 4 sur les relais féminins, tandis que le Val-de-Marne s’est imposé sur 3 des 4 relais masculins. Samedi 28 janvier, les JETS de Sarcelles accueilleront cette fois-ci les 21ème Championnats de France de 5 km indoor. Neuf de ses meilleurs nageurs sont engagés. Julien BIGORNE

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Meeting : quadruplé à Nantes

Récent double champion du monde des 25-29 ans en eau glacée, Axel Reymond a remporté le 800 m du meeting national de Nantes (photo : Julien Bigorne)

Du 20 au 22 janvier à la piscine Léo Lagrange de Nantes (Loire-Atlantique), les JETS de Sarcelles ont marqué de leur empreinte la 4e édition du Meeting national du N, en bassin de 50 m. Dès le premier jour, le ton était donné. Le club présidé par Guy Canzano a en effet réussi un quadruplé sur l’épreuve de 800 m nage libre grâce à Axel Reymond (1er en 8’27’’44), Ethan Parker (2e en 8’35’’59), Valentin Duteil (3e en 8’39’’52) et Christophe Maleau (4e en 8’42’’43). Par la suite, les mêmes protagonistes ont décroché d’autres accessits. Axel Reymond et Ethan Parker ont conquis une médaille de bronze respectivement sur 400 m nage libre en 4’10 et sur 400 m 4 nages en 4’52. Valentin Duteil et Christophe Maleau ont fini à la 4e place, respectivement sur 200 m dos en 2’19’’97 et sur 200 m nage libre en 2’00’’. Julien BIGORNE

 

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>>> Résultats complets des JETS

Mondiaux : le bilan en chiffres

A Samoens, Ludivine Blanc (JETS de Sarcelles) a décroché six titres de championne du monde de nage en eau glacée et battu 3 records du monde (photo : Sttéphane Kempinaire)

 

Il y a 48 heures, les Championnats du monde en eau glacée se sont achevés à Samoëns. L’heure est désormais au bilan chiffré. Et de ce côté-là, les JETS de Sarcelles sont en tête de liste. Synthèse réalisée par Julien BIGORNE.

 

> Rappel des résultats des JETS de Sarcelles

- Ludivine Blanc : 6 titres mondiaux (3 au scratch et 3 en 25-29 ans) sur 50 m dos, 100 m nage libre et 50 m nage libre. 3 records du monde : 33’’19 sur 50 m dos (- 0,65’’), 1’04’’42 sur 100 m nage libre (- 0,99’’) et 28’’85 sur 50 m nage libre (- 0,29’’).  

- Axel Reymond : 2 titres mondiaux chez les 25-29 ans sur 500 m nage libre en 5’39’’75 et sur 1 000 m nage libre en 11’49’’40. 2 médailles de bronze au scratch sur 1 000 m nage libre et 4x250 m mixte en 11’57’’49 (meilleur temps du 4e passage en 2’39’’94).

- Tiffany Pierrejean : 3 titres de vice-championne du monde en 20-24 ans sur 100 m papillon en 1’17’’28, sur 500 m nage libre en 7’01’’96 et sur 100 m dos en 1’19’’60. 6 places dans le top 8 au scratch et 9 courses achevées.

> Meilleurs clubs français (au nombre de médailles)

1. JETS de Sarcelles (13 ; 8-3-2 ; avec Blanc – Reymond - Pierrejean); 2. Montpellier Paillade (12 ; 5-2-3 ; avec Bernard – Letrillard – Coicaud – Barrouyer) ; 3. Toulon Var (10 ; 3-4-3 ; avec Déage) ; 4. Seynod (10 ; 2-6-2 ; avec Lora Runco – Lemoine – Robillot – Edwards – De Pachtère – Lannou) ; 5. Montpellier Métropole (7 ; 5-1-1 ; avec Ducret) ; 6. Les Icaunais Givrés (7 ; 0-3-4 ; avec Bruzzo – Lethumier – Delecluse) ; 7. Montceau Olympic (6 ; 2-2-2 ; avec Leblond) ; 8. Samoëns (6 ; 1-2-3 ; avec Masset) ; 9. Lac Bleu (6 ; 0-3-3 ; avec M. Witvoet – L. Witvoet – Léger) ; 10. Grenoble Alp’38 (5 ; 5-0-0 ; Jenhani) ; 11. Salon de Provence (5 ; 2-2-1 ; avec Filias) ; 11ex. CN Le Plessis Robinson (5 ; 2-2-1 ; avec Foiny) ; 11ex. Savoie Eau libre (5 ; 2-2-1 ; avec Dulac – Simac) ; 14. Villeurbanne (5 ; 1-2-2 ; avec Jaffiol) ; 15. Dauphins Obernai (4 ; 3-0-1 avec Fisch) ; 15ex. Neptune Club de France (4 ; 3-0-1 ; avec Ducreux)…

> Meilleurs Français au tableau de médailles (or, argent, bronze)

1. Ludivine Blanc (JETS de Sarcelles, 6-0-0); 2. Zoé Ducret (Montpellier Métropole, 5-1-1) ; 3. Karim Jenhani (Grenoble Alp’38, 5-0-0) ; 4. Louise Bernard (Montpellier Paillade**, 4-0-1) ; 5. Virgile Déage (Toulon Var, 3-4-3) ; 6. Christophe Fisch (Dauphins Obernai, 3-0-1) ; 6ex. Constance Ducreux (Neptune Club de France, 3-0-1) ; 8. Vincent Leblond (Montceau Olympic, 2-2-2) ; 9. François-Xavier Filias (Salon de Provence, 2-2-1) ; 9ex. Audrenn Foiny (CN Le Plessis-Robinson, 2-2-1) ; 11. Axel Reymond (JETS de Sarcelles, 2-0-2); 12. Fred Boulay (CS Megève, 2-0-1) ; 13. Albert Dulac (Savoie Eau libre**, 2-0-0) ; 14. Clément Masset (CN Haut-Giffre Samoëns, 1-2-3) ; 15. Antoine Jaffiol (Villeurbanne, 1-2-2) ; 16. Joëlle Brette (Nage Évasion, 1-2-0) ; 17. Gwladys Extremera-Pezet (Cluses, 1-1-1) ; 17ex. Thierry Baron (Ours Blanc Biarritz, 1-1-1) ; 17ex. Margot Letrillard (Montpellier Paillade**, 1-1-1) ; 17ex. Audrey Cavelier (Us Joigny, 1-1-1) ; 21. Marc Lora Runco (Seynod**, 1-1-0) ; 22. Rodolphe Brohy (Rouen Masters, 1-0-2) ; 23ex. Emmanuel Debost (Amis Givres**, 1-0-1) ; 24. Marie Lemoine (Seynod**, 1-0-0) ; 25. Tiffany Pierrejean (JETS de Sarcelles, 0-3-0) ; 26. Aurore Bruzzo (Les Icaunais Givrés**, 0-2-2) ; 27. Alain Simac (Savoie Eau libre**, 0-2-1) ; 28. Guillaume Le Loher (CSM Puteaux**, 0-2-0) ; 28ex. François Robillot (Seynod**, 0-2-0) ; 28ex. Patrice Edwards (Seynod**, 0-2-0) ; 31. Matthieu Witvoet (Lac bleu**, 0-1-2) ; 31ex. Marc Boutin (CN Brecey, 0-1-2) ; 33. Romain Lethumier (Les Icaunais Givrés**, 0-1-1) ; 33ex. Lucas Witvoet (Lac bleu**, 0-1-1) ; 33ex. Patrice Dubois (Us Vendôme, 0-1-1) ; 33ex. Charles Coicaud (Montpellier Paillade**, 0-1-1) ; 37. Sandrine Roques (Aurillac, 0-1-0) ; 37ex. Christophe Leger (Lac bleu**, 0-1-0) ; 37ex. Francine De Pachtère (Seynod**, 0-1-0) ; 37ex. Florian Milesi (France Natation, 0-1-0) ; 41. Pauline Barrouyer (Montpellier Paillade**, 0-0-2) ; 41ex. Gilles Pellé (CN Porte de l’Isère, 0-0-2) ; 41ex. Lena Berthelot-Moritz (Mont Saint-Aignan, 0-0-2) ; 44. Susan Beaurepaire (France Natation, 0-0-1) ; 44ex. Virgile Poirier (CSM Puteaux**, 0-0-1) ; 44ex. Martial Delorme (Paray, 0-0-1) ; 44ex. Alain Gimenez (Amis givrés**, 0-0-1) ; 44ex. Bénédicte Bosson (Annecy, 0-0-1) ; 44ex. Jean Delecluse (Les Icaunais Givrés**, 0-0-1) ; 44ex. Laure Moriot (France Natation, 0-0-1) ; 44ex. Sébastien Sudrie (Rochefort, 0-0-1) ; 44ex. Paul Rousset (0-0-1) ; 44ex. Mélodie Verrouil (Dauphins Matheysins, 0-0-1) ; 44ex. Laetitia Clabe (France Natation, 0-0-1) ;  44ex. Léa Lannou (Seynod**, 0-0-1).- 55 médaillés.

> Meilleurs Français au tableau des médailles au scratch (or, argent, bronze)

1. Ludivine Blanc (JETS de Sarcelles, 3-0-0); 2. Zoé Ducret (Montpellier Métropole, 2-1-1) ; 3. Louise Bernard (Montpellier Paillade, 2-0-0) ; 4. Virgile Déage (Toulon Var, 1-2-3) ; 5. Clément Masset (CN Haut-Giffre Samoëns, 1-0-1) ; 5ex. Antoine Jaffiol (Villeurbanne, 1-0-1) ; 7. Audrenn Foiny (CN Le Plessis-Robinson, 0-2-1) ; 8. Axel Reymond (JETS de Sarcelles, 0-0-2); 8ex. Aurore Bruzzo (Les Icaunais Givrés, 0-0-2) ; 10. Lena Berthelot-Moritz (Mont Saint-Aignan, 0-0-1) ; 10ex. François-Xavier Filias (Salon de Provence, 0-0-1) ; 10ex. Constance Ducreux (Neptune Club de France, 0-0-1) ; 10ex. Virgile Poirier (CSM Puteaux, 0-0-1). – 13 médaillés. 

> Français ayant fini le plus d’épreuves

1. Tiffany Pierrejean (JETS de Sarcelles, 9); 2. Pauline Barrouyer (7) ; 3. Vincent Leblond (7) ; 4. Thierry Baron (6) ; Laetitia Clabe (6) ; Virgile Déage (6) ; Karim Jenhani (6) ; Christophe Léger (6) ; Margot Letrillard (6) ; Clément Masset (6) et Maxime Valabregue (6)…

> Meilleures nageuses au tableau des médailles au scratch (or, argent, bronze)

1. Alisa Fatum (Allemagne, 5-3-3) ; 2. Ludivine Blanc (JETS de Sarcelles, 3-0-0); 3. Zoé Ducret (France, 2-1-1) ; 4. Franziska Partheymuller (Allemagne, 2-1-0) ; 5. Louise Bernard (France, 2-0-0) ; 6. Maja Olszewska (Islande, 1-1-1) ; 7. Marta Piasecka (Islande, 1-0-1) ; 8. Aleksandra Bednarek (Pologne, 0-3-0) ; 9. Laura Nesbitt (Grande-Bretagne, 0-2-2) ; 10. Audrenn Foiny (France, 0-2-1) ; 10ex. Ezmee Jones (Etats-Unis, 0-2-1) ; 12. Aurore Bruzzo (France, 0-0-2) ; 13. Constance Ducreux (France, 0-0-1) ; 13ex. Kyra Wijnker (Pays-Bas, 0-0-1) ; 13ex. Kristiina Arusoo (Estonie, 0-0-1) ; 13ex. Clara Delorme (France, 0-0-1) ; 13ex. Lena Berthelot-Moritz (France, 0-0-1). – 17 médaillées.

> Meilleurs nageurs au tableau des médailles au scratch (or, argent, bronze)

1. Keaton Jones (Etats-Unis, 5-0-0) ; 2. Michal Perl (Pologne, 2-3-0) ; 3. Andreas Waschburger (Allemagne, 2-2-0) ; 4. Marcin Szarpak (Pologne, 2-1-1) ; 5. Christoph Karow (Allemagne, 2-0-1) ; 6. Slawomir Wilkowski (Pologne, 1-3-0) ; 7. Virgile Déage (France, 1-2-3) ; 8. Filip Kolodziejski (Pologne, 1-1-2) ; 9. Clément Masset (France, 1-0-1) ; 9ex. Antoine Jaffiol (France, 1-0-1) ; 11. Radostin Krastev (Bulgarie, 1-0-0) ; 11ex. Kilian Graf (Allemagne, 1-0-0) ; 13. Pawel Bednarczyk (Pologne, 0-5-1) ; 14. Michal Tomaszowski (Pologne, 0-1-2) ; 15. Bogdan Nas (Roumanie, 0-1-1) ; 16. Bartlomiej Kubkowski (Pologne, 0-1-0) ; 16ex. Andrei Enache (Roumanie, 0-1-0) ; 18. Axel Reymond (JETS de Sarcelles, 0-0-2) ; 19. François-Xavier Filias (France, 0-0-1) ; 19ex. Virgile Poirier (France, 0-0-1) ; 19ex. P. Pulowski (Islande, 0-0-1) ; 19ex. M. Blacha (Islande, 0-0-1). – 22 médaillés.

> Meilleurs nageurs au pourcentage de victoires au scratch (sur plus d’1 épreuve)

1. Ludivine Blanc (JETS de Sarcelles, 100% ; 3/3) ; 2. Keaton Jones (Etats-Unis, 62% ; 5/8) ; 3. Zoé Ducret (France, 50% ; 2/4) ; 3ex. Marcin Szarpak (Pologne, 50% ; 2/4) ; 3ex. Louise Bernard (France, 50% ; 2/4) ; 6. Radostin Krastev (Bulgarie, 50% ; 1/2) ; 7. Andreas Waschburger (Allemagne, 40% ; 2/5) ; 7ex. Michal Perl (Pologne, 40% ; 2/5) ; 9. Alisa Fatum (Allemagne, 38% ; 5/13) ; 10. Franziska Partheymuller (33% ; 2/6) ; 11. Maja Olzewska (Islande, 25% ; 1/4) ; 12. Marta Piasecka (Islande, 20% ; 1/5) ; 12ex. Filip Kolodziewski (Pologne, 20% ; 1/5) ; 12ex. Slawomir Wilkowski (Pologne, 20% ; 1/5) ; 12ex. Antoine Jaffiol (France, 20% ; 1/5) ; 16. Christoph Karow (Allemagne, 16% ; 2/12) ; 17. Clément Masset (France, 16% ; 1/6) ; 17ex. Virgile Déage (France, 16% ; 1/6) ; 19. Kilian Graef (Allemagne, 11% ; 1/9). – 19 vainqueurs.

> Nageuses ayant fini le plus d’épreuves

1. Alisa Fatum (Allemagne, 12) ; 1ex. Julie Broeggler (Danemark, 12) ; 3. Nadja Joy Tonnesen (Danemark, 11 ; femme) ; 3ex. Michelle Lane (Grande-Bretagne, 11) ; 5. Andrea Klementova (République Tchèque, 10) ; 5ex. Ailen Lascano Micaz (Argentine, 10) ; 5ex. Kristina Arusoo (Estonie, 10) ; 8. Tiffany Pierrejean (JETS de Sarcelles, 9); 8ex. Peggy Henning (Allemagne, 9) ; 8ex. Sue Allingham (Danemark, 9) ; 8ex. Laura Nesbitt (Grande-Bretagne, 9 ; femme) ; 8ex. Monika Wilk (Pologne, 9)…- 7 féminines à 8 ; 9 féminines à 7 ; - 28 nageuses à 7 épreuves ou plus.

> Nageurs ayant fini le plus d’épreuves

1. Federico Miot (Italie, 13) ; 1ex. Brian Bain (Grande-Bretagne, 13) ; 3. Christoph Karow (Allemagne, 11) ; 3ex. Henri Kaarma (Estonie, 11) ; 3ex. Kevin Andouy (Luxembourg, 11) ; 6. Simone Olivi (Italie, 10) ; 6ex. Henry Lykke Stokholm (10, Danemark) ; 6ex. Rihard Viherpuu (Estonie, 10) ; 6ex. Martin Lane (Grande-Bretagne, 10) ;…

Synthèse réalisée par Julien BIGORNE

 

Les articles sur le sujet

L'interview de Ludivine Blanc - Reymond en or - Pierrejean, haut courage - Les JETS au sommet - Nouveau titre mondial pour Blanc - record du monde ! - le programme

 

 

Interview de Ludivine Blanc

Ludivine Blanc (JETS de Sarcelles) a décroché 6 titres et battu 3 records aux Championnats du monde de nage en eau glacée. Exceptionnel ! (photo : Stéphane Kempinaire)

Du 12 au 15 janvier, Ludivine Blanc (28 ans) a connu le sommet de sa carrière. La sociétaire des JETS de Sarcelles était pourtant 10 fois championne de France en bassin, recordwoman du monde en sauvetage sportif, recordwoman du Défi Monte-Cristo (eau libre) et finisher du DesertusBikus (un raid de 1300 km à vélo). Mais à Samoëns (Haute-Savoie), elle a fait encore mieux en décrochant 6 titres et 3 records aux Championnats du monde de nage en eau glacée. Un authentique exploit puisqu’elle n’a découvert la discipline qu’il y a trois mois. Rencontre juste après ces Mondiaux sous l’égide de l’International Ice Swimming Association (IISA) qui a réuni 655 nageurs de 41 pays.

- Ludivine, à quoi ressembla votre entraînement pour ce grand rendez-vous ?

Par semaine, j’ai nagé 2 à 3 fois en bassin dans le public (entre 1,5km et 4 km en fonction du monde, du temps disponible et de la motivation du jour), une fois en lac le week-end (pour nager environ 50 m dans de l'eau froide, à 10°C). J’effectuais deux séances de bains froids si possible dans une eau à 9° C (pendant 3 à 5 minutes) et une séance de cryothérapie (à – 90° C dans une cabine à air sec pendant 4 minutes).

- Avez-vous fait appel à des spécialistes pour vous guider dans cette nouvelle discipline ?

Oui. J’ai pu être conseillée par Arthur Guérin (recordman du monde et champion du monde d'apnée en eau glacée), François Raoux (cardiologue de l'INSEP et de l'institut Montsouris) Jacques Tuset et Nage Évasion (spécialistes de l’eau libre), Cryomed (une salle de cryothérapie) et Marine Leleu (finisher de l’Enduroman, qui est venue dans l'eau avec moi pendant mes protocoles de froids pour analyser ma résistance au froid en tant que sujet témoin). Et bien sûr, ma famille et le club des JETS de Sarcelles ont été de précieux soutiens.

« Pour le protocole de froid, je suis un peu spéciale… »

- Quel a été votre « protocole de froid » pendant la compétition ?

Je suis un peu spéciale…Contrairement aux autres, je rentre froide dans l’eau et non réchauffée…Je porte un gilet de cryo car François Raoux, son équipe et moi, nous sommes rendu compte que je tolérais mieux le froid si ma température était moins élevée que la normale...Du coup je m'échauffe à sec 1 heure avant l'épreuve, je porte le gilet de cryo 30min avant la course, j'évite de porter ma parka pour ne pas trop me réchauffer (je suis en peignoir fin...) Puis je nage ! Pour le réchauffement, je suis passée 2 fois dans le sauna (50 m dos et 100 m nage libre) mais je n'aime pas cette méthode... Elle me fatigue plus... Je préfère me réchauffer naturellement en marchant comme après le 50 m nage libre. Mon afterdrop (moment où le corps tente de se réchauffer en tremblant) est nettement moins violent du coup.

« J’ai battu 3 records du monde ce qui fait de moi un membre du Guinness Book »

- Que retiendrez-vous de ces Championnats du monde en eau glacée ?

J’ai savouré chaque instant. J'ai eu la chance d'être drivée par Catherine Plevinsky, Jacques Tuset et tout le staff de la FFN même si je ne faisais pas partie de l'équipe de France. Participer à mes premiers championnats du monde en France et faire retenir 3 fois la marseillaise était, pour moi, la meilleure manière de remercier toutes les personnes qui m'ont aidé et soutenu, peu importe les moments de ma préparation ! Qu'ils soient encore là ou non...J'ai écouté leurs conseils et ça a marché. Merci !

- Vous êtes la première depuis la création des Mondiaux (en 2015) à être invaincue sur une édition. Votre sentiment ?

C’est une grande fierté. D’autant que la concurrence était relevée. J’ai décroché 6 titres mondiaux (3 au scratch et 3 chez les 25-29 ans). J’ai aussi battu trois records du monde ce qui fait de moi un membre du Guinness Book des records. Pour mes premiers Championnats du monde dans cette discipline, c’est incroyable !

- Racontez-nous vos courses. La première, le 50 m dos, était dans une eau à 3,7° C alors que vous n’aviez jamais nagé à moins de 4,6° C. Quelles étaient vos sensations ?

J’appréhendais ! Mais finalement, l'entrée s'est bien passée et je me suis lancée (un peu comme je pouvais !) dans la course. J’étais en retard par rapport aux autres concurrentes car je n'avais pas bien entendu le coup de départ à cause de mes bouchons d'oreille. J'ai tout de suite senti le froid me saisir et j'ai joué sur une de mes qualités : mes jambes. J'ai accéléré tout le long de la course sur les jambes. Aux 25m, je commençais à boire de l'eau et à me refroidir. J'ai donc pensé à relever la tête pour éviter d'en avaler plus. Pour les 5 derniers mètres, j'ai encore tenté de relancer sur les jambes mais je me suis lancée sur le mur trop tôt... Ce qui fait que mon arrivée n'est pas optimale.

Cette épreuve m'a demandé énormément d'énergie. J'ai mis plus de 20h avant d'avoir une fréquence cardiaque "normale"... C'est pour cela que j'ai fait l’impasse sur le 100m dos. Je sentais que mes jambes allaient me consommer beaucoup trop d'énergie pour enchainer le 100m dos et le 100m crawl et que j'aurai subi les 2 épreuves, ce qui n'est pas l'intérêt.

Lutte acharnée sur le 100 m nage libre

- Sur le 100 m nage libre, vous vous mesuriez à la recordwoman du monde, Alisa Fatum. Ca a donné lieu à une lutte serrée…

Je savais qu’Alisa Fatum était une concurrente sérieuse ! Cette fille est impressionnante tant dans l'eau qu'en dehors. Mais je me suis laissé croire que j'avais ma chance de remporter la course. Sans oublier qu'il y a 5 semaines, j'étais incapable de faire 1 mètre dans une eau à moins de 12°C...Je me suis élancée difficilement car le mur glissait énormément... Et que le fond était noir. Je suis nageuse de bassin. Je suis habituée à suivre les petits carreaux au fond de l'eau. Là, pas de carreau. Juste la ligne d'eau et l'instinct pour nous guider droit dans le couloir. Grâce à mes courses en eau libre l'été, j'ai pu éviter de relever la tête trop souvent même si je l'ai fait pas mal de fois...

- Saviez-vous que vous étiez devant pendant la course ?

Je savais que j'étais devant au 50m. Il me restait simplement à maintenir l'allure. Sauf que non (rires). Alisa commençait à me remonter nettement et lors du dernier virage, nous nous sommes regardé. C'est là que j'ai compris qu'il restait un seul 25 m et que tout se jouerait dessus. J'ai accéléré le plus fort possible tout en essayant de nager le plus droit possible dans la ligne. Chaque écart me faisait perdre de précieux centimètre par rapport à elle. Lorsque j'ai senti que la fin du 25m arrivait, j'ai relevé la tête très rapidement pour estimer le nombre de coups de bras qu'il me restait avant de toucher le mur. Je savais qu'il m'en restait 3,5 environ. J'ai donc adapté ma nage en appuyant de toutes mes forces afin de faire une arrivée franche et nette sur le mur.

- Que ressentiez-vous quand vous avez touché le mur ?

Je n'ai pas réalisé ce qu'il se passait... Je savais que je devais sortir de l'eau. Mais tout mon corps manquait d’énergie... J'ai eu du mal à me soulever sur l'échelle pour sortir... Et j'ai dû mettre plus de 10 secondes pour être capable de me relever sur mes pieds, enlever les bouchons et entendre les félicitations du public

- Votre dernière course, le 50 m nage libre, vous a donné des sueurs froides. Vous avez été disqualifiée dans un premier temps. Pourquoi ?

Il semblerait qu'un arbitre ait considéré que je ne regardais pas dans la bonne direction pour le départ (il faut regarder le couloir dans lequel on va nager). Au bout de plusieurs heures, il a été décrété que j’avais bien fait les choses... Merci les vidéos et les enregistrements !!

« Ma fièvre n'était pas assez haute pour être très alarmante. J'ai donc pris le départ, transit de froid mais surmotivée. » - Ludivine Blanc sur le 50 m nage libre

- Ceci dit, vous décrochez là un nouveau titre mondial et améliorez le record du monde en 28’’85. Vous attendiez-vous à cela ?

J’étais stressée mais je connais ma spécialité par cœur. J'étais malade avant ; je ne savais pas si j'allais prendre le départ en raison de ma fièvre... Et puis le médecin m'a dit que pour un 100 m, il me l’interdirait mais que pour 50m cette décision me revenait. Ma fièvre n'était pas assez haute pour être très alarmante. J'ai donc pris le départ, transit de froid mais surmotivée. Il me restait un aller-retour et je savais comment placer mes mains. J'ai adapté mes pieds au départ pour ne pas glisser comme la veille et je me suis élancée.

Avec l'expérience des Championnats de France à Megève, je savais que j'allais sentir l'asphyxie plus tôt qu'en bassin chaud. J'ai donc opté pour une technique différente du chaud : respirer régulièrement (6 temps à l'allée et 4 au retour). Respirer régulièrement m'a permis d'éviter de relever trop souvent la tête pour me repérer car je pouvais suivre la ligne d'eau. Une fois au 25m, j'ai vu que j'avais de l'avance sur les lignes autour de moi mais je voulais terminer cette épreuve et finir le plus vite possible pour me réchauffer...

J'ai accéléré durant le 2e 25m et j'ai fait les 5 derniers mètres en apnée afin de faire une arrivée franche comme au 100 m. À l’arrivée, je voulais juste sortir de l'eau. J'ai vu les filles toucher le mur peu après et j'ai été félicitée par Alicia Fatum (et les autres filles) pour mes courses et ma rapidité. C’est à ce moment que j'ai réalisé que je venais de gagner ma 3e épreuve des championnats du monde et que 28'8 était bien mon temps, et donc un nouveau record du monde...Propos recueillis par Julien BIGORNE

>>> Les résultats de Ludivine Blanc

 

Interview de Ludivine Blanc

Ludivine Blanc (JETS de Sarcelles) a décroché 6 titres et battu 3 records aux Championnats du monde de nage en eau glacée. Exceptionnel ! (photo : Stéphane Kempinaire)

 

Du 12 au 15 janvier, Ludivine Blanc (28 ans) a connu le sommet de sa carrière. La sociétaire des JETS de Sarcelles était pourtant 10 fois championne de France en bassin, recordwoman du monde en sauvetage sportif, recordwoman du Défi Monte-Cristo (eau libre) et finisher du DesertusBikus (un raid de 1300 km à vélo). Mais à Samoëns (Haute-Savoie), elle a fait encore mieux en décrochant 6 titres et 3 records aux Championnats du monde de nage en eau glacée. Un authentique exploit puisqu’elle n’a découvert la discipline qu’il y a trois mois. Rencontre juste après ces Mondiaux sous l’égide de l’International Ice Swimming Association (IISA) qui a réuni 655 nageurs de 41 pays.

- Ludivine, à quoi ressembla votre entraînement pour ce grand rendez-vous ?

Par semaine, j’ai nagé 2 à 3 fois en bassin dans le public (entre 1,5km et 4 km en fonction du monde, du temps disponible et de la motivation du jour), une fois en lac le week-end (pour nager environ 50 m dans de l'eau froide, à 10°C). J’effectuais deux séances de bains froids si possible dans une eau à 9° C (pendant 3 à 5 minutes) et une séance de cryothérapie (à – 90° C dans une cabine à air sec pendant 4 minutes).

- Avez-vous fait appel à des spécialistes pour vous guider dans cette nouvelle discipline ?

Oui. J’ai pu être conseillée par Arthur Guérin (recordman du monde et champion du monde d'apnée en eau glacée), François Raoux (cardiologue de l'INSEP et de l'institut Montsouris) Jacques Tuset et Nage Évasion (spécialistes de l’eau libre), Cryomed (une salle de cryothérapie) et Marine Leleu (finisher de l’Enduroman, qui est venue dans l'eau avec moi pendant mes protocoles de froids pour analyser ma résistance au froid en tant que sujet témoin). Et bien sûr, ma famille et le club des JETS de Sarcelles ont été de précieux soutiens.

« Pour le protocole de froid, je suis un peu spéciale… »

- Quel a été votre « protocole de froid » pendant la compétition ?

Je suis un peu spéciale…Contrairement aux autres, je rentre froide dans l’eau et non réchauffée…Je porte un gilet de cryo car François Raoux, son équipe et moi, nous sommes rendu compte que je tolérais mieux le froid si ma température était moins élevée que la normale...Du coup je m'échauffe à sec 1 heure avant l'épreuve, je porte le gilet de cryo 30min avant la course, j'évite de porter ma parka pour ne pas trop me réchauffer (je suis en peignoir fin...) Puis je nage ! Pour le réchauffement, je suis passée 2 fois dans le sauna (50 m dos et 100 m nage libre) mais je n'aime pas cette méthode... Elle me fatigue plus... Je préfère me réchauffer naturellement en marchant comme après le 50 m nage libre. Mon afterdrop (moment où le corps tente de se réchauffer en tremblant) est nettement moins violent du coup.

« J’ai battu 3 records du monde ce qui fait de moi un membre du Guinness Book »

- Que retiendrez-vous de ces Championnats du monde en eau glacée ?

J’ai savouré chaque instant. J'ai eu la chance d'être drivée par Catherine Plevinsky, Jacques Tuset et tout le staff de la FFN même si je ne faisais pas partie de l'équipe de France. Participer à mes premiers championnats du monde en France et faire retenir 3 fois la marseillaise était, pour moi, la meilleure manière de remercier toutes les personnes qui m'ont aidé et soutenu, peu importe les moments de ma préparation ! Qu'ils soient encore là ou non...J'ai écouté leurs conseils et ça a marché. Merci !

- Vous êtes la première depuis la création des Mondiaux (en 2015) à être invaincue sur une édition. Votre sentiment ?

C’est une grande fierté. D’autant que la concurrence était relevée. J’ai décroché 6 titres mondiaux (3 au scratch et 3 chez les 25-29 ans). J’ai aussi battu trois records du monde ce qui fait de moi un membre du Guinness Book des records. Pour mes premiers Championnats du monde dans cette discipline, c’est incroyable !

- Racontez-nous vos courses. La première, le 50 m dos, était dans une eau à 3,7° C alors que vous n’aviez jamais nagé à moins de 4,6° C. Quelles étaient vos sensations ?

J’appréhendais ! Mais finalement, l'entrée s'est bien passée et je me suis lancée (un peu comme je pouvais !) dans la course. J’étais en retard par rapport aux autres concurrentes car je n'avais pas bien entendu le coup de départ à cause de mes bouchons d'oreille. J'ai tout de suite senti le froid me saisir et j'ai joué sur une de mes qualités : mes jambes. J'ai accéléré tout le long de la course sur les jambes. Aux 25m, je commençais à boire de l'eau et à me refroidir. J'ai donc pensé à relever la tête pour éviter d'en avaler plus. Pour les 5 derniers mètres, j'ai encore tenté de relancer sur les jambes mais je me suis lancée sur le mur trop tôt... Ce qui fait que mon arrivée n'est pas optimale.

Cette épreuve m'a demandé énormément d'énergie. J'ai mis plus de 20h avant d'avoir une fréquence cardiaque "normale"... C'est pour cela que j'ai fait l’impasse sur le 100m dos. Je sentais que mes jambes allaient me consommer beaucoup trop d'énergie pour enchainer le 100m dos et le 100m crawl et que j'aurai subi les 2 épreuves, ce qui n'est pas l'intérêt.

Lutte acharnée sur le 100 m nage libre

- Sur le 100 m nage libre, vous vous mesuriez à la recordwoman du monde, Alisa Fatum. Ca a donné lieu à une lutte serrée…

Je savais qu’Alisa Fatum était une concurrente sérieuse ! Cette fille est impressionnante tant dans l'eau qu'en dehors. Mais je me suis laissé croire que j'avais ma chance de remporter la course. Sans oublier qu'il y a 5 semaines, j'étais incapable de faire 1 mètre dans une eau à moins de 12°C...Je me suis élancée difficilement car le mur glissait énormément... Et que le fond était noir. Je suis nageuse de bassin. Je suis habituée à suivre les petits carreaux au fond de l'eau. Là, pas de carreau. Juste la ligne d'eau et l'instinct pour nous guider droit dans le couloir. Grâce à mes courses en eau libre l'été, j'ai pu éviter de relever la tête trop souvent même si je l'ai fait pas mal de fois...

- Saviez-vous que vous étiez devant pendant la course ?

Je savais que j'étais devant au 50m. Il me restait simplement à maintenir l'allure. Sauf que non (rires). Alisa commençait à me remonter nettement et lors du dernier virage, nous nous sommes regardé. C'est là que j'ai compris qu'il restait un seul 25 m et que tout se jouerait dessus. J'ai accéléré le plus fort possible tout en essayant de nager le plus droit possible dans la ligne. Chaque écart me faisait perdre de précieux centimètre par rapport à elle. Lorsque j'ai senti que la fin du 25m arrivait, j'ai relevé la tête très rapidement pour estimer le nombre de coups de bras qu'il me restait avant de toucher le mur. Je savais qu'il m'en restait 3,5 environ. J'ai donc adapté ma nage en appuyant de toutes mes forces afin de faire une arrivée franche et nette sur le mur.

- Que ressentiez-vous quand vous avez touché le mur ?

Je n'ai pas réalisé ce qu'il se passait... Je savais que je devais sortir de l'eau. Mais tout mon corps manquait d’énergie... J'ai eu du mal à me soulever sur l'échelle pour sortir... Et j'ai dû mettre plus de 10 secondes pour être capable de me relever sur mes pieds, enlever les bouchons et entendre les félicitations du public

- Votre dernière course, le 50 m nage libre, vous a donné des sueurs froides. Vous avez été disqualifiée dans un premier temps. Pourquoi ?

Il semblerait qu'un arbitre ait considéré que je ne regardais pas dans la bonne direction pour le départ (il faut regarder le couloir dans lequel on va nager). Au bout de plusieurs heures, il a été décrété que j’avais bien fait les choses... Merci les vidéos et les enregistrements !!

« Ma fièvre n'était pas assez haute pour être très alarmante. J'ai donc pris le départ, transit de froid mais surmotivée. » - Ludivine Blanc sur le 50 m nage libre

- Ceci dit, vous décrochez là un nouveau titre mondial et améliorez le record du monde en 28’’85. Vous attendiez-vous à cela ?

J’étais stressée mais je connais ma spécialité par cœur. J'étais malade avant ; je ne savais pas si j'allais prendre le départ en raison de ma fièvre... Et puis le médecin m'a dit que pour un 100 m, il me l’interdirait mais que pour 50m cette décision me revenait. Ma fièvre n'était pas assez haute pour être très alarmante. J'ai donc pris le départ, transit de froid mais surmotivée. Il me restait un aller-retour et je savais comment placer mes mains. J'ai adapté mes pieds au départ pour ne pas glisser comme la veille et je me suis élancée.

Avec l'expérience des Championnats de France à Megève, je savais que j'allais sentir l'asphyxie plus tôt qu'en bassin chaud. J'ai donc opté pour une technique différente du chaud : respirer régulièrement (6 temps à l'allée et 4 au retour). Respirer régulièrement m'a permis d'éviter de relever trop souvent la tête pour me repérer car je pouvais suivre la ligne d'eau. Une fois au 25m, j'ai vu que j'avais de l'avance sur les lignes autour de moi mais je voulais terminer cette épreuve et finir le plus vite possible pour me réchauffer...

J'ai accéléré durant le 2e 25m et j'ai fait les 5 derniers mètres en apnée afin de faire une arrivée franche comme au 100 m. À l’arrivée, je voulais juste sortir de l'eau. J'ai vu les filles toucher le mur peu après et j'ai été félicitée par Alicia Fatum (et les autres filles) pour mes courses et ma rapidité. C’est à ce moment que j'ai réalisé que je venais de gagner ma 3e épreuve des championnats du monde et que 28'8 était bien mon temps, et donc un nouveau record du monde...Propos recueillis par Julien BIGORNE

 

>>> Les résultats de Ludivine Blanc

 

Mondiaux : Reymond en or

Ici aux côtés de son coach Magali Merino, Axel Reymond est devenu champion du monde en eau glacée chez les 25-29 ans sur 500 m et 1 000 m (photo : DR). 

« Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles ». Oscar Wilde avait vu juste. Aux Championnats du monde de nage en eau glacée, Axel Reymond n’a pas réussi à battre le Bulgare Rodostin Krastev sur le 500 m ni à détrôner l’impressionnant polonais Marcin Szarpak sur le 1 000 m nage libre. Pourtant, le Sarcellois s’est largement consolé avec deux titres mondiaux chez les 25-29 ans sur ces distances, loin devant le Polonais Bartlomiej Kubkowski (vainqueur sortant). « Axel avait réalisé le meilleur temps absolu sur 1 000 m il y a un mois. Malheureusement, il n’est pas arrivé à Samoëns dans des conditions optimales car le bain froid de notre centre d’entraînement est tombé en panne. Il lui manquait 12 séances pour être au top », confie son coach Magali Merino.

Relais d’exception

Son premier 500 m a été ponctué de petites erreurs de positionnement. Par contre, son 1 000 m, qui se déroula de nuit dans une eau à 3° C et avec des murs glissants, a été très bon. Quant à sa prestation sur le 4x250 m mixte (2’39 au dernier relais), elle a été exceptionnelle et a permis à la France (rares nation à aligner deux féminines) de finir sur le podium. « Sur cette course, il bat même l’Américain Keaton Jones, héros de cette édition avec 5 titres de champion du monde », conclut Magali Merino. Julien BIGORNE

>>> Les résultats complets d'Axel Reymond 

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